
Novembre 2015 – A la saison des pluies, la nature peut être hostile. Pour preuve, ce pont de Bortoko que la population utilise pour de multiples raisons, s’est écroulé, victime de la violence des pluies torrentielles du mois d’août. Ce pont de liaison est situé sur la voie de terre qui relie des villages intérieurs de la Donga à la voie goudronnée N’Dali – Djougou, en passant par le village de Gaounga. Cette destruction signifie beaucoup de choses pour la population et réhabiliter ce pont et le passage qu’il assure, est vital à plusieurs points de vue.
- d’un point de vue économique
Dans ce milieu rural tourné vers les cultures (maïs, manioc, mil, coton, soja, arachides,..), l’accès aux champs et l’acheminement des céréales au moment des récoltes et vers les marchés constituent des composantes vitales pour la population et particulièrement pour les agriculteurs, maraîchers, les éleveurs et les femmes marchandes des villages concernés (Tawaou, Alaka, Ganganmou, Manfouka1, Manfouka2, Sancro, Kolokondé). Comment accéder, au moment des crues, aux marchés de Gaounga, Toko Toko, Bariénou ou Djougou ?
- d’un point de vue social
Dans le sens Bortoko-Gaounga, la fréquentation des jeunes des villages situés au-delà du pont cassé vers l’école secondaire de Gaounga (direction voie principale goudronnée) est compromise au cours de cette prochaine saison. Dans le sens Gaounga-Bortoko, les enfants de certains villages seront empêchés de se rendre à l’école primaire de Potoko situé en déçà du pont. Le problème se posera aux habitants qui voudraient assumer leurs obligations religieuses en se rendant à leurs offices.
- d’un point de vue sécurité
Le passage forcé du pont en saison des pluies constitue un danger pour les personnes téméraires qui risqueraient par nécessité de traverser la rivière.
Des démarches…
Nous avons contacté l’Administration communale de Djougou. Celle-ci, sollicitée sur de trop nombreux fronts en matière d’infrastructures communales déplore la situation mais est victime de sa lourdeur administrative et de ses limites budgétaires qui la rendent inapte à répondre à toutes les priorités des populations. Notre contact avec l’adjoint au maire de Djougou, Monsieur Issa INOUSSA DANGOU, suite à la rencontre avec la population, a contribué à souligner l’urgence des travaux. En a découlé une prise de conscience plus grande et un intérêt du maire pour le problème soulevé. S’en est suivi l’établissement de plans de reconstruction et d’un devis chiffré de 14 millions de FCFA, soit 21.000 euros..
L’urgence de la situation anime notre recherche de fonds…
Le devis établi par la commune de Djougou nous est apparu très difficile à gérer. Grâce à la population qui s’est mobilisée pour participer activement à la collecte de sable dans les marigots jusqu’à vouloir concasser elle-même les ruines existantes, grâce au concours et à la bonne volonté de 2 à 3 entreprises locales, les coûts ont été ramenés à quelque 8 millions de FCFA, soit 13.000 euros. Kwabo Coup d’Pouce a promis de les aider à refaire ce pont. Pour ce faire, nous avons rassemblé quelques milliers sans atteindre la somme budgétée dans le devis, soit 9.000 euros grâce à nos actions et à d’autres associations régionales qui ont bien voulu y croire. Nous les remercions de leur confiance et nous réjouissons avec eux de l’avancée des travaux entrepris avec la population.
Vous pouvez encore nous aider. Pour les renseignements utiles , cliquez sur ce lien si vous le souhaitez. Merci pour eux.
Les travaux ont avancé car la saison des pluies approche à grands pas et les jours sont comptés. La population s’est mobilisée.
Les matériaux coûtent cher, paillasses de fer, ciment. On fait marcher les relations pour gagner des bons services. Malgré tout, le devis chiffre.
Pour l’équipe,
Jacques